On ne se connait jamais assez j’imagine.
Le ve casse la réalité et on ferme les yeux.  Au fond tout le monde s’ignore et on vit un peu à côté. 

On imagine qu’on pourra faire mieux que les autres. Et si on s’était trompé ?
L’idéal reste dans le cœur ou dans l’esprit. Il est difficile de le coller à la vie. 

J’en avais assez de courber le dos et de me dire « tout ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort ».
Reconnaitre qu’on a le droit un jour de dire STOP et même de le crier. Avoir le devoir de respecter mais pas celui de tout supporter.

Il y a 5 ans je rêvais d’exister dans leur cœur et dans leur vie. Je m’abandonnais à l’idée que nous serions un jour 5 et qu’une multitude de souvenirs nous seraient légion.
Mais l’expérience, l’âge et la naissance de notre fils aidant je me suis lassée... J’ai choisi de me détacher d’eux, de leurs histoires,et de leurs problèmes et du mal qu'ils nous font par leur ignorance.

Etre pris pour des pionts à qui on fait croire tout et n'importe quoi. Apprendre que les sourires sont faux et que nous ne sommes que des pointillés. 
A quoi les relier, ces pointillés ? 
Sans doute à ces 2 longues semaines durant lesquelles nous sommes séparés.
Un petit pont pour passer de l’un à l’autre.

Reconnaitre qu’on est fragile et qu’on a besoin de se protéger. Être franche avec soi-même et se dire droit dans les yeux qu’on ne peut rien y faire. Recentrer ses attentes, ses projets sur ce qui compte pour nous.
Pour moi.

Aux yeux de certains ce serait baisser les bras. C’est faux. Je ne les baisse pas ces bras, je les utilise pour porter mon fils au plus haut dans cette vie si difficile. Je les utilise pour rassurer cet homme si blessé parfois.  Je m’en sers pour enlacer les deux garçons qui partagent ma vie et leur témoigner tout mon amour.

Avant j’étais une marâtre investie. Une belle-mère à l’écoute et disponible. J’ai choisi en ce printemps d’occuper la simple place de « femme de papa ».  Elle est meilleure et plus sécurisante. Elle me demande moins, me creuse moins les traits et ne m’empêche pas de dormir.

« Je ne m’en fiche pas , je m’en soucie moins »

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